Lundi 26 janvier 2015 1 26 /01 /Jan /2015 08:00

 

Notre Amiral Domi
a pris l'air du large..
A son retour
de nouvelles idées font fuser !

C'est Martine du Quai des Rimes

qui tiendra la barre pour la quinzaine
Elle propose d'évoquer des 

RETROUVAILLES 

************

  Bateau-Pirate-playmobil-Small-150813 L1

 

 

Etranges Retrouvailles

 

 

Les soirées de novembre sont fraîches, les manteaux de castors ou de renards des neiges sont sortis de la naphtaline. Les fenêtres du château illuminent la vieille bâtisse et annoncent une soirée chaleureuse.

Le sable de l'allée allant au château crisse sous les pieds des notables du canton, invités au récital de piano que va donner la jolie fille de Monsieur le Comte.

Etant la fille du garde chasse, du même âge que Mademoiselle, j'ai reçu un carton d'invitation. Je me glisse timidement entre les groupes, je suis subjuguée de voir mademoiselle Cécilia dans toute sa beauté.

Les lustres du salon du château brillent de mille feux, mademoiselle arrive dans un superbe fourreau de soie rose et s'installe devant le piano à queue "Pleyel". Les notes s'égrènent, se glissent, éclatent, la salle debout applaudit à tout rompre. Quel triomphe.

Quelques années plus tard, étudiante à Paris je faisais des remplacements en tant que caissière à Monoprix. Et un soir, quelle ne fut ma surprise de reconnaître mademoiselle Cécilia mettre sous son large manteau une bouteille de Beaujolais nouveau ! N'en croyant pas mes yeux, un tremblement m'envahit et je fis semblant de ne pas la voir. Quel pouvait être son problème, dans ce quartier de Paris déguisée en Arène Lupin !

Cela me perturba un moment. La vision de cette jeune et belle personne me revenait sans cesse, qu'avait pu être son parcours entre l'instant de la Diva et celui de voleuse à l'étalage ?

Quelquefois, avant de rentrer dans ma chambre froide du cinquième étage, j'aime aller me recueillir à Saint Sulpice, le calme, la douceur, l'odeur de l'encens me donne une sensation de paix, je regarde brûler un cierge en pensant à tous ceux que j'aime et je me retrouve en harmonie avec le monde.

Hier soir, je vis une ombre se faufiler dans un confessionnal, je fus interloquée croyant reconnaître mademoiselle Cécilia.. Mais non, ce ne pouvait pas être elle, c'est uniquement le fruit de mon imagination. Je me plongeais dans mes réflexions en attendant de la voir sortir. Et, c'était bien mademoiselle  qui agenouillée, la tête dans les mains priait en se frappant la poitrine. Comme pour la dernière fois, je ne me suis pas manifestée près d'elle, je partis discrètement sur la pointe des pieds.

Nous devions habiter le même quartier, car quelques jours plus tard dans le quartier des Quinze Vingt, traversant l'avenue Daumesnil, je vis mademoiselle Cécilia aidant un aveugle à traverser aux feux.

Nos regards se sont croisés, elle m'a reconnu, m'a dit combien elle était heureuse de me rencontrer. Nous avons parlé un long moment, je lui ai demandé si elle était à Paris depuis longtemps, elle m'a dit non, quelques mois seulement.
Ayant eu des revers de fortune, son père, en peu de temps, a dû vendre le château et a conseillé à ses enfants de se débrouiller par eux même. Du jour au lendemain, la vie de Cécilia a basculé dans le néant.. Elle est donc partie seule et sans ressources.
En quelques jours sa vie de chateau... était devenue aléatoire, elle devait exister avec les difficultés d'un autre monde.

Depuis, travaillant comme bénévole dans une association, elle y trouve une forme de bonheur m'a-t-elle dit.

Nous avons échangé nos adresses et avec chaleur, nous nous sommes promis de nous revoir.

                                  

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Par M'amzelle Jeanne - Publié dans : DEFIS - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Mardi 13 janvier 2015 2 13 /01 /Jan /2015 17:29

Mercredi I4 Janvier 2015
une semaine 
8 Jours
d'horreurs et de tensions 

Je ne suis pas allée
manifester,
Mais je souhaite 
ici

exprimer ma solidarité.

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Nous venons de vivre des heures sombres et tristes
Que nos caricaturistes
si particuliers

Ont payés de leur vie
Une immense tristesse tombée comme une chape de plomb
a déferlé sur le monde. 
Nombreux sont venus se joindre au peuple de France,
Pour crier ensemble notre désir de conserver notre identité,
notre liberté
et tout particulièrement

 celle d'expression.
Celles de pensées..
que nous voulons libres !

Tous unis dans un seul cri.
Si nous n'aimons pas
nous passons simplement.

Personne n'a jamais imposé.. 
Continuons à ne pas nous laisser faire
Prenons d'importantes mesures. 
Plusieurs défenseurs
de l'ordre

ont perdu la vie 
sous les balles de ces "ignorants"
du civisme, 
de la beauté, 
de la bonté.
Aucune reconnaissance
pour ce qui leur a été donné.

Que de tristesse devant ce  cruel gâchis,
et
la perversité de leur machination.
Honte

à leurs directeurs de consciences
qui au nom
d'une idéologie dépassée...
ne voulant pas se remettre en question
dictent la haine
et
imposent le malheur
dans la chair et le coeur

de ceux qui ne pensent pas comme eux .
Nous savons que leurs peuples fortement chatiés
souffrent et perdent aussi la vie.
Une remise en question de quelques siècles
semble bien difficile.
Honte 
à ces chefs religieux imbus de suffisance.
Dans mon utopie 
je veux croire que notre exemple
d'unité et d'amour.
 De force en notre identité
pourrait faire éclore
un printemps
 calme dans une grande
compréhension 

Ceci est mon souhait! 

 

 

Par M'amzelle Jeanne - Publié dans : POEMES - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Lundi 5 janvier 2015 1 05 /01 /Jan /2015 08:00

 

coquille

Pour les Croqueurs de Mots et 

notre Amiral DÔMI
C'est
Enriqueta
qui tient la barre cette quinzaine 
 une seule consigne :

"On se souviendra de sa première chemise,
on se trouvera beau ou belle
toute nue " 

  Coq gaulois

A poils.. ou à plumes.. en soie ou en cotton
Les vêtements bien choisis
sont de belles parures

****** 

Les belles plumes font les beaux oiseaux !

******* 

L'habit ne fait pas le moine.. 
Mais il le part !

ce qui signifie qu'il ne faut pas se fier aux apparences !
****** 

 Le soir, sa grande houppelande sur le dos,  
il faisait peur aux enfants..

Un loup déguisé en brebis ...
****** 

"Légère et court vêtue elle allait à grands pas,

Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,

Cotillon simple et souliers plats"

(La FONTAINE, la laitière et le pot au lait.)
******* 

Je n'ai jamais eu de pelisse, ce manteau doublé de fourrure
Tant d'animaux ont été tués pour ce luxe

*******

Être paré d'habits de lumière  
   les artistes, les tauréadors
pour ces derniers
Sports ou cruautés ?
******* 

Etre fringuée comme quatre sous..
et quatre sous c'est pas grand chose !
******

Fagotée à l'as de pique...

*******

Se mettre sur son 31... 
quelqu'un sait pourquoi ...?
******

Être sappé comme un mylord..
Un peu ringard..non ?
****** 

Se voiler dans sa dignité...
lorsqu'il ne reste plus grand chose
******

Un rien l'habille..
Une feuille de vigne lui suffit !

*******


Les filles du Moulin Rouge.. elles,

ont choisis les plumes !


Bouquet de guy

Par M'amzelle Jeanne - Publié dans : DEFIS - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Mardi 30 décembre 2014 2 30 /12 /Déc /2014 21:11

père Noel
C'est une suite à ma lettre au père Noël...

Mon amie Marie Florence Ehret, écrivain, est venue lire ma prose, et m'a mis en commentaire : avoue tu es le pseudo de Jehan-Rictus !
Je ne connaissais pas ce monsieur.. je suis donc allez voir Wikipedia pour apprendre qui était ce poète.. et voici ce que j'ai pu lire!

 Gabriel Randon né à Boulogne sur Mer le 23 Sept 1867 mort le 6 Novembre 1933, est un poète Français.

Mis en nourrice ses trois premières années dans le Pas de Calais, ses parents l'emmènent à Londres lors de la guerre 1870.  Sa mère est  comédienne, il est en conflit permanent avec elle et se sépare d'elle vers 16 ou 17 ans.
A 14 ans il est apprenti dans une maison de commerce, livré à lui-même sa situation se dégrade rapidement. Il fréquente le Montmartre des artistes, des anarchistes. Grâce à l'appui de José Maria de Heredia il entra à l'hotel de Ville de Paris en tant qu'employé de bureau pendant deux ans. Il se lia d'amitié avec Albert Samain. puis devint journaliste.. ilui vint l'idée de composer des poèmes ou un clochard s'exprimerait.
Il récitait ses poèmes dans les cabarets, dans les fêtes  syndicales et politiques, dans les dîners mondains. Il fréquenta le "Lapin Agile" ou il rencontra Guillaume Apollinaire et Max Jacob.
Paru en souscription, son premier recueil  "Les Soliloques du pauvre". Vite épuisé fut réedité par Mercure de France.
Il fut nommé Chevalier de la Légion d'Honneur.
Marie Dubas, a dans les années 30, fait une interprétation de Charlotte qui fut un grand succès.

Et moi.. , dans ces années trente,  j'entendais mon père et mon oncle,  lors de réunions familiales parler cet argot.. des "fortifs", qui devait se parler aussi dans les tranchées de la grande guerre 1914/1918.
Lors des grands repas de la "fête du cochon" quelqu'un citait  toujours la stophe
" et ça sent bon l'boudin grillé"  que chantait Marie Dubois.

Gràce à toi Marie Flo, une page de mon enfance, complètement oubliée, bercée au pâtois et à l'argot.. m'est revenue.. Merci !

LA CHARLOTTE

  prie

Notre-Dame
durant
la nuit du Réveillon

Seigneur Jésus, je pense à vous !
Ça m’ prend comm’ ça, gn’y a pas d’offense !
J’ suis mort’ de foid, j’ me quiens pus d’bout,
ce soir encor… j’ai pas eu d’ chance

Ce soir, pardi ! c’est Réveillon :
On n’ voit passer qu’ des rigoleurs ;
j’ gueul’rais « au feu » ou « au voleur »,
qu’ personne il y f’rait attention.

 


Et vous aussi, Vierge Marie,
Sainte-Vierge, Mère de Dieu,
qui pourriez croir’ que j’ vous oublie,
ayez pitié du haut des cieux.

J’ suis là, Saint’-Vierge, à mon coin d’ rue
où d’pis l’apéro, j’ bats la semelle ;
j’ suis qu’eune ordur’, qu’eun’ fill’ perdue,
c’est la Charlotte qu’on m’appelle.

Sûr qu’avant d’ vous causer preumière,
eun’ femm’ qu’ est pus bas que l’ ruisseau
devrait conobrer ses prières,
mais y m’en r’vient qu’ des p’tits morceaux.

Vierge Marie… pleine de grâce…
j’ suis fauchée à mort, vous savez ;
mes pognets, c’est pus qu’eun’ crevasse
et me v’là ce soir su’ l’ pavé.

 


Si j’entrais m’ chauffer à l’église,
on m’ foutrait dehors, c’est couru ;
ça s’ voit trop que j’ suis fill’ soumise…
(oh ! mand’ pardon, j’ viens d’ dir’ « foutu. »)

T’nez, z’yeutez, c’est la Saint-Poivrot ;
tout flamb’, tout chahut’, tout reluit…
les restaurants et les bistrots
y z’ont la permission d’ la nuit.

Tout chacun n’ pens’ qu’à croustiller.
Y a plein d’ mond’ dans les rôtiss’ries,
les épic’mards, les charcut’ries,
et ça sent bon l’ boudin grillé.

Ça m’ fait gazouiller les boïaux !
Brrr ! à présent Jésus est né.
Dans les temps, quand c’est arrivé,
s’ y g’lait comme y gèle e’c’te nuit,

 

su’ la paill’ de vot’ écurie
v’s z’avez rien dû avoir frio,
Jésus et vous, Vierge Marie.

Bing !… on m’ bouscule avec des litres,
des pains d’ quatr’ livr’s, des assiett’s d’huîtres,
Non, r’gardez-moi tous ces salauds !

(Oh ! esscusez, Vierge Marie,
j’ crois qu’ j’ai cor dit un vilain mot !)

N’est-c’ pas que vous êt’s pas fâchée
qu’eun’ fill’ d’amour plein’ de péchés
vous caus’ ce soir à sa magnère
pour vous esspliquer ses misères ?
Dit’s-moi que vous êt’s pas fâchée !

C’est vrai que j’ai quitté d’ chez nous,
mais c’était qu’ la dèche et les coups,
la doche à crans, l’ dâb toujours saoul,
les frangin’s déjà affranchies....

 


(C’était h’un vrai enfer, Saint’-Vierge ;
soit dit sans ête eune effrontée,
vous-même y seriez pas restée.)

C’est vrai que j’ai plaqué l’ turbin.
Mais l’ouvrièr’ gagn’ pas son pain ;
quoi qu’a fasse, elle est mal payée,
a n’ fait mêm’ pas pour son loyer ;

à la fin, quoi, ça décourage,
on n’a pus de cœur à l’ouvrage,
ni le caractère ouvrier.

J’ dois dire encor, Vierge Marie !
que j’ai aimé sans permission
mon p’tit… « mon béguin… » un voyou,
qu’ est en c’ moment en Algérie,
rapport à ses condamnations.

 


(Mais quand on a trinqué tout gosse,
on a toujours besoin d’ caresses,
on se meurt d’amour tout’ sa vie :
on s’arr’fait pas que voulez-vous !)

Pourtant j’y suis encore fidèle,
malgré les aut’s qui m’ cour’nt après.
Y a l’ grand Jul’s qui veut pas m’ laisser,
faudrait qu’avec lui j’ me marie,
histoir’ comme on dit, d’ l’engraisser.
Ben, jusqu’à présent, y a rien d’ fait ;
j’ai pas voulu, Vierge Marie !

Enfin, je suis déringolée,
souvent on m’a mise à l’hosto,
et j’ m’ai tant battue et soûlée,
que j’en suis plein’ de coups d’ couteau.

 


Bref, je suis pus qu’eun’ salop’rie,
un vrai fumier Vierge Marie !
(Seul’ment, quoi qu’on fasse ou qu’on dise
pour essayer d’ se bien conduire,
y a quèqu’ chos’ qu’ est pus fort que vous.)

Eh ! ben, c’est pas des boniments,
j’ vous l’ jure, c’est vrai, Vierge Marie !
Malgré comm’ ça qu’ j’aye fait la vie,
j’ai pensé à vous ben souvent.

Et ce soir encor ça m’ rappelle
un temps, qui jamais n’arr’viendra,
ousque j’allais à vot’ chapelle
les mois que c’était votre fête.

J’arr’vois vot’ bell’ rob’ bleue, vot’ voile,
(mêm’ qu’il était piqué d’étoiles),
vot’ bell’ couronn’ d’or su’ la tête
et votre trésor su’ les bras.

 


Pour sûr que vous étiez jolie
comme eun’ reine, comme un miroir,
et c’est vrai que j’ vous r’vois ce soir
avec mes z’yeux de gosseline ;
c’est comm’ si que j’y étais… parole.

Seul’ment, c’est pus comme à l’école ;
ces pauv’s callots, ce soir, Madame,
y sont rougis et pleins de larmes.

Aussi, si vous vouliez, Saint’-Vierge,
fair’ ce soir quelque chos’ pour moi,
en vous rapp’lant de ce temps-là,
ousque j’étais pas eune impie ;
vous n’avez qu’à l’ver un p’tit doigt
et n’ pas vous occuper du reste....

J’ vous d’mand’ pas des chos’s… pas honnêtes !
Fait’s seul’ment que j’ trouve et ramasse
un port’-monnaie avec galette
perdu par un d’ ces muf’s qui passent
(à moi putôt qu’au balayeur !)

 


Un port’-lazagn’, Vierge Marie !
gn’y aurait-y d’dans qu’un larantqué,
ça m’aid’rait pour m’aller planquer
ça m’ permettrait d’attendre à d’main
et d’ m’enfoncer dix ronds d’ boudin !

Ou alorss, si vous pouez pas
ou voulez pas, Vierge Marie…
vous allez m’ trouver ben hardie,
mais… fait’s-moi de suit’ sauter l’ pas !

Et pis… emm’nez-moi avec vous,
prenez-moi dans le Paradis
ousqu’y fait chaud, ousqu’y fait doux,
où pus jamais je f’rai la vie,

(sauf mon p’tit, dont j’ suis pas guérie,
vous pensez qu’ je n’arr’grett’rai rien
d’ Saint-Lago, d’ la Tour, des méd’cins,
des barbots et des argousins !)

 


Ah ! emm’nez-moi, dit’s, emm’nez-moi
avant que la nuit soye passée
et que j’ soye encor ramassée ;
Saint’-Vierge, emm’nez-moi, j’ vous en prie ?

Je n’en peux pus de grelotter…
t’nez… allumez mes mains gercées
et mes p’tits souliers découverts ;
j’ n’ai toujours qu’ mon costume d’été
qu’ j’ai fait teindre en noir pour l’hiver.

Voui, emm’nez-moi, dit’s, emm’nez-moi.
Et comme y doit gn’y avoir du ch’min
si des fois vous vous sentiez lasse
Vierge Marie, pleine de grâce,
de porter à bras not’ Seigneur,
(un enfant, c’est lourd à la fin),

 


Vous me l’ repass’rez un moment,
et moi, je l’ port’rai à mon tour,
(sans le laisser tomber par terre),
comm’ je faisais chez mes parents
La p’tit’ moman dans les faubourgs

quand j’ trimballais mes petits frères.

Par M'amzelle Jeanne - Publié dans : POEMES - Communauté : Feuilletons, histoires à suivre, multiplume ou en solo
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Vendredi 26 décembre 2014 5 26 /12 /Déc /2014 22:48

  Cette lettre au Père Noël devait mentionner les mots soulignés à employer dans l'ordre..
Nous avons eu l'honneur, la lettre et moi,
de monter  virtuellement
sur le podium

à la deuxième place..

en étant trois  ex-aequo !!

 

Voie lactée

 

 

Père Noël…

Mon p’ov vieux,
Tu permets que j’te tutoie ? J’espère que oui …

D’toutes  façons ce soir,  j’suis heureux et je t’aime .. et comme Prévert disait,  j’ dis tu à tous ceux qu’jaime même si j’l’es connais pas..
 Et là.. bien malin celui qui peux dire qu’y t’connais ou qui t’a vu !
J’ reviens du marché de Noel de Strasbourg.. et là.. l’vin chaud Y coulait à flot.. chacun m’a payé un verre, j’avais froid et ça réchauffe pas mal .. mais la cannelle ..elle est mortelle..
Pour sur, yavait  trop d’cannelle.. J’ai des choses à t’dire.. mais ya longtemps qu’j’ai pas pris une plume.. des prunes oui  j’en ai pris  quelques unes..
Mais là je m’égare..J’veux t’fais une belle bafouille.. Alors là faut qu’j’trouve un dico, un dictionnaire quoi. .. ça va pas êtes facile dans ma piaule.
 Mais j’veux m’appliquer. .. C’est du sérieux. .. j’espère que tu crois en moi, comme je crois en toi.. Que tu liras ma lettre et surtout qu’tu m’répondras…
J’voudrais bien qu’tu m’expliques c’que la nativité a à voir avec toi ? Toi t’es bon et généreux… tu cherches  pas à nous imposer  tes convictions..Les petits comme les grands t’adorent et boivent un coup à ta santé.. tout en se  faisant un clin d’œil car ils en savent des choses les grands .. et surtout ils veulent que ça continue et  toujours perpétuer ta légende … Mais la nativité de l’enfant Jésus n’a rien à voir avec toi.. lui en venant au monde chacun l’a pris pour lui,  chaque clan chaque peuple le prend pour soi et  les a  bien mis dans le caca avec leurs  idées divisées. ....alors que le pov’ ti Jésus,  il disait « aimer vous les uns les autres », il  disait « que nous sommes tous une étincelle émanée de Dieu »
 Que sans Amour  on est rien du tout !!  ( Ah ça ! c’est la môme Piaf qui  l’a même chanté !)
Lui,  l’ jésus, il disait que  l’amour était la seule vertu..
Moi, j’comprends pas tout.. hip hip… j’commence à  avoir froid il me faut un autre vin chaud.. ! j’me lance dans un courrier que j’sais pas comment y va finir.. j’espère pas m’endormir..ni toi en me lisant !!
C’est pas du gâteau de vouloir t’expliquer la situation,  qui fait que le monde entier s’entretue.
Depuis le temps que le monde parle de toi et t’implore tu es complètement bouché ou quoi ? pourquoi tu fais pas quèque chose.. Tu pourrais si tu voulais !!
« Si tous les gars du monde voulaient bien se donner la main.. ‘ tu pourrais leur souffler cela !!
Vise un peu toutes les décorations qui s’affichent dans la ville… c’est pas d’lespoir tout ça ? Tu es dans le cœur de tous comme un soleil qui brille et réchauffe en pleine nuit !!  Regarde toutes les illuminations dans les rues qui annoncent ta venue.. tu n’aurais pas un peu honte.. tu n’apportes que du rêve.. du vent quoi..et tu fais dépenser le flouz  que les pov’ n’ont même pas dans leurs poches !
Ils vont s’enguirlander dès le début du mois le porte monnaie  vide.. les vacances sont bien compromises.. Ah Ah.. ton gros rire m’fait frémir..

Les chaussettes pendues à la cheminée là,  tu m’fais rigoler.. tu es un des suppôts  du diable.. et ton mensonge faramineux  qui se perpétue me fout la honte.. Mes désidérata, mon pov’ vieux sont trop nombreux et  si j’me mettais à pleurer dans ton giron  on y passerait la nuit
Hip hip ..Ah le vin chaud m’a bien aidé à te dire tes vérités..
Mais j’sais qu’tu m’en voudras pas.. et p’tet bien qu’en m’réveillant t’auras signé ton passage par une boite de chocolats.. ?
Faut pas mettre trop d’cannelle..  dans l’vin chaud…ça fait dire des bêtises !
Tu r’viendras quand même  hein !
Allez sans rancune.. J’peux monter sur tes genoux,  juste une fois pour mieux dormir !

 


Par M'amzelle Jeanne - Publié dans : DEFIS - Communauté : Feuilletons, histoires à suivre, multiplume ou en solo
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Ma fenêtre ouverte

zero papier grâce aux catalogues et promos en ligne de bonial

 

Que c'est agréable d'avoir une fenêtre ouverte sur la vie

Par tous les temps

Ce n'est que chaleur et bonheur.

Les jours gris  ou d'ennuis la toile  toujours brillante

 Pétille de vos idées

 De vos petites musiques

Qui  tournent dans la tête longtemps après

"Ma robe en soie.. là là là "

Et tant d'autres sons qui  redonnent cette jeunesse du coeur.

Le coeur n'a pas de rides

On le sait bien

Il est dit aussi que les douleurs sont des folles

Mais lorsqu'elles sont là

Ce n'est pas drôle

Alors vite vite appeler les Croqueuses de Mots

Regarder ce qui est en défi

Et c'est reparti 

Merci

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