UNE VIE SIMPLE ET HEUREUSE

Publié le par M'amzelle Jeanne

Quand nous chanterons le temps des cerises....  j'aimerai toujours le temps des cerises
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Quand nous chanterons le temps des cerises.... j'aimerai toujours le temps des cerises

Je suis née à Chateauvillain. Haute Marne le 26 Mars 1929 au 14 rue Thiers
Mes grands parents habitaient au 12 rue Thiers et depuis 1965 je suis venue habiter au 10 rue Thiers
J’aurai donc passé ma vie ou presque dans la rue qui porte le nom d’un Président nommé Adolphe Thiers, qui n’a été ni glorieux, ni aimé…lors de la Commune de Paris.
Ça, ce sont les bruits qui ont courus mais je vais aller voir sur Google !
Lorsque je suis née,  j’avais le cordon ombilical tourné trois fois autour du cou,  la Sage-femme qui était venue a eu bien du mal a me mettre au monde..
J’aurais pu,  être étouffée ou avoir un handicap !
Grâce aux bonnes fées qui étaient là, au-dessus… de la corbeille à linge, transformée en berceau, je suis venue au monde normale et joviale.
Mes grands parents, Paul & Augustine, chez qui mon père habitait étaient au 12 rue Thiers.
En retraite du Chemin de fer de l’est,  mon grand père a aidé mon père Henri à s’établir.. Il revenait de quatre ans de guerre 14/18, n’y avait gagné (!) mais n’avait pas perdu la vie, c’était le plus important !
Paul  a donc aidé financièrement son fils Henri à acheter deux véhicules de réforme de l’Armée Américaine et ainsi établir son fils « transporteur »
A cette époque, il y avait plusieurs familles Parisel. Pour différencier, il fut appelé « PARISEL-AUTO »
Une opportunité est venue, celle de reprendre le commerce de Monsieur Ferdinand Cousin, Établissement de vente de Matériaux de Construction  Anciennement COUSIN MARINOT, situé Place de l’Etoile – Place du Monument au Morts.
Ce commerce se ralliait bien à l’entreprise de Transports fondée par mon père. Donc, à  l’âge de 3 ans,  je déménageais  pour une plus grande et spacieuse maison.. ou j’y suis restée plus de 40 ans
Mon grand père est décédé la même année, et chose étrange, je me souviens de lui,  lorsque nous allions voir passer les trains aux heures précises.. au dessus du pont de l’Aujon.

Nous avions une gare..  le train s’y arrêtait, prenait des passagers.. Correspondance à Chaumont, Train Paris-Bâle..Arrivée à l’heure dite à Paris.. sans problèmes.. C’était il y a 90 ans !
De nombreux retraités des Chemins de Fer de Fer de L’est venaient prendre leur retraite dans notre village, du fait de cette facilité. Les maisons n’étaient pas très chères, la vie y est calme et paisible.
Ma grand-mère, étant veuve de son mari mécanicien, avait quelques voyages gratuits par an.
La sœur de mon grand père, ma grande tante, Marguerite Parisel,  avait un commerce de « Cuir et Crépin », rue Fourcroy à Paris  XVIIe. C'était un bonheur d'aller à Paris voir cette tante et son neveu Michel Abt, fils d'Angèle Maroilley,  qui la secondait dans son commerce.
Mon arrière grand-mère Parisel, née Louise Charpentier, (1843-1889) décédée à 46 ans laissait, 3 enfants, Paul, Marguerite  avait 9 ans, et Mélie, mariée plus tard à Auguste Maroilley. Les deux filles sont allées à l’orphelinat de Saint Loup sur Aujon. Marguerite était une fille sérieuse, bien éduquée sachant travailler, très pieuse. Elle a été remarquée, par les sœurs de l’orphelinat, puis par une dame de Paris, Mademoiselle Alida Lesgourdes,   recherchait une jeune fille pour l’aider dans son magasin  et autres.
 Ma tante est restée toute sa vie chez elle et  Mademoiselle Lesgourdes en a fait son héritière.
 Belle histoire !
    Bien souvent, ensemble avec ma grand-mère, nous prenions le train pour aller passer quelques jours  de vacances à Paris… j’étais très heureuse et gâtée, promenée,  dans ce grand Paris que je connais bien.
J’avais 5 ou 6 ans et les dimanches se passaient à la messe de l’Église Saint Ferdinand des Ternes,  puis l’après midi dans la fondation du Père Brothier « Les apprentis d’Auteuil » ou il y avait des ventes de charité.
Visites des jardins de la Roseraie ou dans d’autres Parcs,  Monceau que j’adorais. La promenade se terminait par un immanquable arrêt chez le pâtissier, ou mes yeux étaient plus grand que le ventre !
Ce n’était que du bonheur !
Je suis allée à l’école de Chateauvillain..
Je me souviens des noms des différents instituteurs:  Madame Sanrey, puis Madame Gaudel,  Monsieur Déchanet, Directeur de l' école sous les Halles. Nous étions nombreux et c’est à cette époque que Christiane Gaillard, fille du Chef de Gare est venue et est devenue mon amie. Ma maison était sur son chemin,  ainsi j’avais une camarade pour aller et venir aux heures de classe, nous partions ensemble. Nous avons fait alors  beaucoup de choses ensemble nous avions l’âge des découvertes !
(Mes parents aimaient beaucoup Christiane.)
Dans la grande salle de classe, il y avait toute une vitrine d’Oiseaux empaillés, un peu déplumés et très poussiéreux. Je me souviens d’Elisabeth Malingre.. Jannine Pierrot.. de Marie Lallement..Il y avait des garçons : Jean Bernier fils de Gendarme, Jean Carteret, François Kerlé et d’autres..
Nous avons passé le « Certificat d’Etudes Primaires » avec honneurs !!

Puis,  je suis allée au Collège Moderne de Chaumont, où il y avait Elyane Zizot cousine de la famille de Roland Masson, du côté de la grand-mère,  qui elle avait des liens de parenté avec Louise Michel, célèbre Haut Marnaise, connue pour son courage, sa force de caractère sous le nom de la  « Vierge Rouge » lors de La Commune de Paris.
La Guerre était là,  Chaumont fut bombardé, trois arches de notre beau viaduc furent démolies, plus de trains ! Mon père décida que les études n’étaient pas faites pour moi.. que je me marierais avec un garçon qui prendrait le commerce en mains.. Et que cela serait très bien.
Ma mère me souhaitait plus instruite..et je fus inscrite aux Cours Pigier, c’est là où j’ai appris la Sténo/dactylo. Pour aller à Chaumont je prenais le Bus Citroën.
 Ma maman ayant fait un stage à l’École Ménagère,  Itinérante, à Arc en Barrois, après son certificat,
en avait  conservé un souvenir impérissable. Elle avait reçu  la médaille  d'argent  "Excellente élève".
Pour mon plus grand bien, je fus inscrite à l’École Ménagère, rue des Terrasses à Troyes. Toujours tenue par la même, Mademoiselle Tilquin, qui avait une propriété à Pont la Ville.
Cela me plaisais bien, j’ai pu faire de la bonne cuisine, et  pouvais tenir la comptabilité/factures des clients,  ce qui aidait Maman.
La santé de mon père se dégrada, maladie des poumons ayant été gazés lors de la première guerre  et des reins, suites à des piqures trop fortes, faites en trop grande quantité... Consultations, chez un Guérisseur de Chamesson en Côte d'Or.
Monsieur Georges Goudeau soignait par homéopathie, prenait conscience de nos déficiences par le moyen d' un pendule. Il nous a soignés de nombreuses années.
Nous avions des difficultés dans ce commerce d’hommes, nous embauchions un chauffeur à la journée, pour conduire le camion, au fur et à mesure de nos besoins, pour aller chercher les matériaux. Les frères Joly Maurice et René (qui tenaient et opéraient le cinéma dans les villages et y allaient en bicyclette !)  avaient une certaine liberté. Les frères Guillemin, pour décharger les sacs,. Manipuler le charbon qui venait à la gare en vrac par wagons. Lors de gros transports, comme celui de la nouvelle cloche de l’Eglise, le Curé Macheret en était le prêtre,  Elisabeth Malaingre a été marraine de la cloche. Pour ce transport difficile, les forces vives de Chateauvillain furent  appelées, les frères Preschey, Marcel et André.  Aimé Masson, son frère André,  Paul Bardelli.
Tous clients et amis de mon père, l’entraide existait c’était très chaleureux.
Puis, en 1946/47 nous avons eu deux prisonniers Allemands, Willy et Werner. Ces prisonniers étaient casernés  au Fort de Langres, ils étaient nombreux à préférer aller travailler dans des entreprises françaises plutôt que de rester en caserne/prisonnier.  Un « Kommando»  était installé dans une maison  rue Carnot, (celle de la famille Bogdan, dernièrement), le soir, après le souper, ils devaient retourner dormir dans ce Kommando.

C’est Willy qui m’apprit à conduire sur le camion, un 3 Tonnes 5 Renault, lequel  était mis facilement 
5 tonnes !
Willy, en tant que prisonnier, devait être accompagné, j’étais sa « gardienne »   ensemble nous allions faire les différents voyages. Vers les usines de Frangey dans l’Yonne, vers  Vitry le François à Couvrot dans la Marne, s’approvisionner en ciment. Il n’y a jamais eu un soupçon de problème.
La vie s’arrêta pour mon papa le 30 Octobre 1949… J’avais 20 ans
Maman était extrêmement courageuse et toutes les deux nous avons tenté de continuer un peu plus dans ce que nous pouvions faire ! Maman avait aussi son permis poids lourds et l’une ou l’autre conduisions le camion pour ravitailler le magasin, livrer directement les clients. Il fallait partir très tôt le matin, être chargé avant midi et rentrer dans l’après midi.. Ce n’était pas facile.
 Mais j’aimais le faire, je partait seule.... en priant Saint Christophe pendant tout le trajet afin qu'il ne m'arrive rien.
Nous avons quittés le commerce, et la grande maison en 1965, pour venir habiter au 10 rue Thiers.

En 1957, ma fille avait deux ans,  il me fut proposé d’aller travailler sur la Base Américaine. Je pris cela comme une opportunité, ce fut ma première inscription à la Sécurité Sociale.

La,  le changement fut garanti .... Mais je m’y suis mise très vite !
Au Collège moderne j’avais appris  avec plaisir les premières leçons  d’Allemands, avec Madame Tramet, que j'admirais, perfectionnées avec nos employés/prisonniers d’Outre Rhin..
J’ai passé un test en Anglais qui fut concluant. J’ai donc eu droit à la prime, ce qui augmentait le salaire de base. Je suis passée dans différents endroits en premier au PX (Post Exchange), vendeuse en Bonbons… en cigarettes ou j’étais étonnée de voir les quantités vendues en cartouches et non par paquet !
Puis, le Motor Pool.. les fiches sur le matériel et en troisième poste, le logement des officiers sur la Base – BOQ  (Building Officers Quarter)  et  recherche de logements.  Je fus la seule femme,  à avoir eu le permis de conduire pour conduire une « Station wagon ». J’ai conduit un Général de l'Army, venu d'Allemagne, et pour servir d’interprète,  lors d'une situation compliquée.
La Base U.S a fermé ses portes en 1968. Je suis restée 10 ans à travailler sur la Base.
Licenciée fin Février, au Premier Mars, je fus embauchée aux Bottes le Chameau par Monsieur Longuet directeur,  en tant que Secrétaire.
Le changement fut énorme…  la paie sans comparaison !
Bref, je fus bien considérée par les propriétaires, Madame Chamot, qui plusieurs fois m’avait demandé de l’accompagner, comme dame de compagnie (mais je ne pouvais quitter mon pays, ni ma famille), Madame Chamot  venait à l’Usine de Chateauvillain avec Monsieur Drappier, ami de Monsieur Chamot (décédé dans un accident de voiture dans les années 59/60)
En temps que secrétaire, sous les ordres de Monsieur Longuet, Directeur,  j’étais aussi standardiste.
Le téléphone n’arrêtait pas de sonner ! Je prenais les commandes des clients par téléphone et courrier.
Lors d’expositions à Paris, accompagnée de Représentants, je tenais le stand. Le Salon de l’Agriculture, le Salon du cheval,  furent les principaux. Je suis allée plusieurs fois en Angleterre pour démontrer la qualité et les performances des Bottes le Chameau.
C’est lorsque l’informatique fut installé dans les bureaux, qu’il fut dit que, trop âgée je ne parviendrais pas à maitriser les nouvelles techniques.
Ayant eu un petit pécule pour mon au revoir, c’est avec cet argent que je me suis acheté mon premier ordinateur. Je suis allée prendre des cours « Aux Silos » de Chaumont.. et je maîtrise suffisamment pour mon grand plaisir.
 Ayant un excellent souvenir de "ces temps de jeunesse"  de mon activité professionnelle/personnelle.
A 60 ans.. Quel bel âge ! J'allais pouvoir croquer la vie à pleine dents!
En possession de tous nos moyens… Capable de faire encore et encore tant de choses !

Une grande  valise me fut offerte en cadeau lors de mon départ des Bottes le Chameau..
Magnifique idée ! Une amie me téléphone et me dit qu’une place était  disponible pour un voyage en Thaïlande et me voici partie avec un groupe sympa,  pour un voyage de 22 jours ! Je fus émerveillée de la qualité de vie, des gentillesses de tous..Admirant temples et bouddha!
Quelques temps plus tôt ou plus tard,  le fils de Monsieur Goudeau, Guérisseur de Chamesson qui avait soigné mon papa, un soir de Noël, me téléphone, pour m’inviter a participer a un voyage en Israël  pour les Pâques suivant..
"Non trop cher.."  Il me dit:  tu vas faire tes économies et tu viens avec nous.
Que ce voyage m’a plu.. Combien j’aurais manqué de ne pas me joindre à eux.
Moi qui recherchais  la source de la création.. de la relation avec le Divin, j’ai été comblée.
Souvenirs impérissables. 
La retraite commençait bien.
Rapidement au retour, je me suis inscrite aux Cours de peinture de la Ville de Chaumont  qui  étaient donnés par Madame Déchanet.. Odile ! Chère Odile comme vous avez été gentille pour moi, en me « boostant », me donnant l’assurance, que malgré les apparences, je n’avais  pas en moi !
Vous êtes partie trop vite.. ce fut un grand regret,  un immense chagrin pour tous.
J’ai adoré suivre vos cours deux fois par semaine.. Et fût, très fière d’avoir pu remporter le premier prix, lors d’un concours à la Tour de l’Auditoire de Chateauvillain « A la Manière de..Michel Henry » Peintre Langrois, mondialement connu et  d’avoir reçu  les compliments du Maître.
Que d’heureux et précieux  moments !
Je voulais me rendre utile et ce fut avec la famille Bailly,  rencontrée sur un marché  « Artisans du Monde » où ils avaient plantés leurs tréteaux dans le Mail, de Chateauvillain,  que j’ai pu faire cette rencontre extrêmement sympathique.
Il faisait  très chaud,  Madame Bailly Luce et son mari Luc n’avaient pas prévu ce temps.. plus d’eau.. pas de vêtement léger.. Ce que, étant sur place,  je me suis empressée de combler pour eux..
Nous sommes devenus très amis, et je suis devenue une bénévole de la boutique de Chaumont où je tenais le magasin deux fois par semaine. Ce n’était que plaisirs.
Ainsi mes semaines devenaient très  chargées.
D’autant plus qu’à cette époque, j’ai pu faire partie d’un petit groupe d’amateurs d’écriture..
Et là ce fut la révélation ! Je connaissais « les Silos », Médiathèque de Chaumont lors de l’apprentissage de l’informatique et son Directeur Joël. Il souhaitait mettre en place des Ateliers d’écritures..
Je lui dis que je connaissais une personne de  Paris, écrivain,  qui faisait des déplacements dans le monde entier pour faire des " Ateliers d’Écriture."  Il fut intéressé, pris contact, Marie Florence Ehret
connaissait Hubert Haddad..qui connaissait Georges Olivier Château-Renaud, puis Monsieur Obaldia puis de nombreux autres, c’est ainsi que nous avons eu les meilleurs écrivains  pour nous instruire.
Ce fut un vrai bonheur pour moi. C'est lors d’atelier que j’ai connu mon amie Lili, que je suis allée voir plusieurs fois à Saint Malo et d’autres avec qui j’ai pu conserver contact. Je me souviens avoir emmené
à ce genre d’atelier Janine Patelli, Micheline Mullot et d’autres.. J’étais enthousiasmée et aurais entrainé un régiment ! Il y avait aussi le Salon du livre..
Un réel plaisir de pouvoir rencontrer des écrivains, les entendre.. s'imbiber de leur savoirs.
 Ma petite voiture Une POLO Volkswagen connaissait bien la route allant à Chaumont et le chemin des silos !

Madame Rumeau !
Madame Paulette Rumeau était un personnage hors du commun. Institutrice, elle a, je pense, fait toute sa carrière à Pont la Ville et Cirfontaines en Azois. Venant prendre sa retraite à Chateauvillain, elle a donné de nombreux cours particuliers à certains enfants.
Née en 1915 à Gevrolles en Côte d’Or, son mari, Monsieur Rumeau était Garde de Eaux et Forets.  C’était une forte femme, un petit handicape, l’empêchait de bien marcher.  Érudite, passionnée d’histoire de France, elle aimait collectionner les livres, journaux..  Les « vieux papiers » disait-elle,  de collections concernant l’histoire. Notre ville de Chateauvillain, ayant été le fief du Duc de Penthièvre, nous avons une belle histoire.. un beau passé et de nombreux vestiges de ce passé glorieux!
Avec Monsieur Desormeau, Ingénieur/Directeur aux Bottes le Chameau,  passionné de notre petite ville,  ensemble, ils ont collaborés pour écrire un ou plusieurs livres, faire des choses avec la municipalité relatant le passé de notre cité : Chateauvillain.
 Livres complets sur le Duc de Penthièvre, petit fils de  Louis XIV… Monsieur Desormeau et Madame Rumeau ont travaillés ensemble, œuvré pour mettre en place et activer une Association Culturelle,
particulièrement dans la mise en fonction de la Tour de l’Auditoire et pendant  les journées du Patrimoine.
Je connaissais Madame Rumeau, qui habitait au milieu de la rue de Penthièvre, jolie maison en retrait faite sur les ruines de la Chapelle ou Église Sainte Berchaire…..Une jolie fenêtre en ogive sur l’arrière de sa maison  est  encore visible, côté rue des Récollets.  Madame Rumeau connaissait énormément de choses, c’est Monsieur Desormeau qui m’a fait la rencontrer, et nous sommes devenues amies. Elle, connaissait beaucoup de monde dans la région et avait souvent des visites.
 Je l’entends encore me dire « S’ils croient qu’ils nous font plaisir, lorsqu’ils viennent nous voir »
Je me souviens lui avoir fait un superbe Gâteau au Chocolat pour ses 80 ans, sa belle fille et ses deux petites filles étaient venues  C’était le 23 Mars 1995.

Pour l’Association Culturelle, un souvenir remonte à ma mémoire, celui d’avoir préparé un repas simple et rapide à la manière Anglaise  (vue dans une exposition hippique, lors de présentation des bottes le Chameau)… fait de  grosses pommes de terre bouillies,  cuites à la salle des fêtes, par des dames. Pommes de terre mise sur une assiette nappées avec la sauce copieuse choisie.  Quatre différentes sauces faites chez moi… Poisson, hachis et tomates, oignons…..  je n’avais jamais fait cela..
Il me semble avoir fait 30 repas. Ce fut un succès et avait fait  remporter un peu d’argent à l’Association.
Je me souviens d’un autre agréable moment : Monsieur Désormeau et Madame Rumeau s’étaient impliqués dans la remise en valeur de la « Tour des Larrons » avec son cul de basse fosse. Au fils des ans cette tour, se dégradait très vite le toit, fait de laves était envahi de végétation, tout tombait en désuétude.  Il était urgent de remédier à cet état de fait si l’on voulait éviter un effondrement. Avec l’Association Culturelle, ils ont eu la possibilité d’ouvrir un chantier Jeunesse, sous direction de professionnels. Pour ce faire, ils avaient fait venir une dizaine de jeunes  de pays de l’ex Yougoslavie je crois me souvenir. Ils étaient logés dans l’ancienne école des filles (reprise par l’Ehpad). Je suis allée leur rendre visite au moment d’un repas, les ai trouvés charmants et les ai invités à venir manger chez moi le dimanche midi suivant. Le menu fut au plus simple et facile pour moi.. Ayant acheté un gigot présenté avec des haricots verts et blancs ! Le reste je ne sais plus !
J’avais demandé à mon amie Micheline Mullot de venir m’aider pour la découpe et le service !

Ce fut fort sympathique, j’étais contente et satisfaite,  d’avoir pu participer à cet échange  d'
"’Amitié entre les Peuples", a ce groupe venu nous aider de si loin, à la consolidation de notre si belle
"tour des Larrons".
Je retrouve une carte de remerciements datée 23 Mai 2006, signée de la directrice de la Maison de Retraite, ou je suis allée faire la lecture aux résidents pendant quelques temps.. c'était oublié !
Oublié aussi mon passage à l’Association  "Lire et faire Lire" ou je lisais des histoires aux petits de mon village..

Les années, bien vite sont passées,
Madame Rumeau n’est plus, mais me voici comme elle, handicapée, ne pouvant marcher que difficilement avec déambulateur … Ne pouvant plus ranger ce que j’ai dérangé ! 
 C’était il y a trente ans, je me rends compte qu’elle avait bien du mérite d’être seule, je suis favorisée ayant des Aides Ménagères régulièrement.  
Quelle amélioration !
Je suis très famille..  j'ai voulu savoir d'où mes arrières grands parents venaient, c'est ainsi que j'ai commencé ma généalogie. Un appel téléphonique me fait découvrir une cousine qui était en recherches pour compléter sa propre généalogie, c'était Mireille Parisel.. Charmante et volontaire, ensemble et pourtant seule chacune de notre côté, nous avons réalisés nos recherches, dont je suis heureuse d'avoir pu remonter une superbe lignée dont je suis fière. (à voir sur Généanet)

Nous retombons vite dans le désastre !
Nous avons eu ce virus .. Venu on ne sait comment… « Balancé » sur toute la terre en l’espace de l’éclair voici deux ans.. des restrictions.. de douloureuses maladie et de morts ! Deux ans d’ordres et de contre-ordres donnés par un Gouvernement et ses Sbires en difficultés, devant une telle pandémie !
Ce COVID je l’ai eu,  n’en suis pas trop mal sortie.. Quoique ma tête soit « restée dans le potage »

Depuis un mois, la Russie et son Président le "sieur Poutine " ont déclaré la guerre à son pays voisin et frère par de nombreux liens « l’Ukraine »..
C’est une désolation de voir la destruction totale d’un pays, de voir massacrer les pauvres gens, sans raisons valable !
Je l’ai entendu dire lors d’un interview que ces gens étaient des «  Nazy » cela ne veut rien dire..
L’Allemagne en 38 avec Hitler avait fondé cette société contre les juifs.. Désolant.. Déplorable situation.. Ne recommençons pas de telles horreurs inhumaines !
Mon pauvre papa, lorsqu'il avait 18 ans a fait les 4 ans de la  grande guerre 14/18, guerre des tranchées à Douaumont. Il disait toujours "plus jamais cela" C'est "la der des ders" et 100 ans plus tard.. cela recommence
La terre n’est qu’un seul pays, et ses habitants quoique différents, devraient s’accepter comme ils sont. Nous ne sommes plus des sauvages… et pourtant que de sauvageries horribles.
Bref, nous sommes en plein dans cette guerre depuis et nous nous demandons comment et quand cela se terminera-t-elle ??..
La bombe Atomique est à portée de main ! Mon Dieu  instamment je vous en supplie
Notre période n’est pas rose.. Si nous ne pouvons ignorer, ne tombons pas dans le piège de la revanche,  de la haine décuplée.
Pour mon anniversaire de 88 ans ma petite fille Léa qui était en poste à Moscou m’a invité un mois chez elle.. Quelle belle découverte, ce séjour à Moscou ! Une photo de moi prise sur le bateau naviguant sur la Moskova reflète la joie, le bonheur de la découverte d’une ville hors du commun. Des rencontres chaleureuses et inoubliables.

L’anniversaire des 93 ans approche.. Samedi prochain 26 Mars !
Ce sera  très simplement au  Moulin d’Aubepierre Sur Aube, ou ma maman a vu le jour, que je suis fière d’avoir su conserver pour le bonheur de ma descendance.

Un sage, Thich Nhat Hanh a dit : "C'est avec votre faculté, votre capacité de sourire, de respirer et d'être en Paix, que nous pouvons faire la paix"
Tout au long de la vie, nous avons besoin de mettre en pratique ce judicieux conseil.
 
Une chère amie, Michèle de Sospel avait pour devise: "Notre seule véritable liberté consiste à découvrir et  à dégager la réalité spirituelle qui est en nous".

Voilà, en peu de mots…plus de 3 000 pourtant,  le récit de la vie, d’une fille de Chateauvillain, qui a aimé son pays, sa région.. Et à malgré tout a été souvent voir ailleurs !!








 

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A
Merci pour le récit de ta vie. Je souhaite de tout cœur que Poutine de Vienne plus sage. Bises
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M
Je suis contente, chère Andrée d'avoir reçu ta visite.. virtuelle !<br /> Je te remercie pour ton gentil petit commentaire..<br /> Une vie est vite passée.. je suis heureuse d'avoir pu enregistrer mes souvenirs <br /> pour mes petits enfants .. liront-ils ?<br /> C'est sans importance!je l'ai fait pour moi en premier!<br /> J'espère que tu vas bien..<br /> Je te souhaites une belle fête de Pentecôte !<br /> Amitiés.
J
Une vie généreuse et bien remplie ! merci de ce partage
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M
Chère Jeanne... Merci pour ton commentaire ! Je suis satisfaite d'avoir vécu ce que j'ai fait, d'avoir aidé ma petite voisine.. en des livres donnés, des oranges à Noël.. un petit voyage avec ses frères et sœurs, le pick nick préparé Cette petite qui a 55 ans m'a rappelé ces détails qui l'ont aidées a aller courageusement dans la vie.. Émue de ces souvenirs.. qui n'ont été que mon plaisir, mais l'ont aidé à grandir elle et sa petite famille.. A l'heure de la vieillesse c'est agréable d'entendre ces mots.. doux !<br /> Je t'embrasse Jeanne, bien que cela soit désuet... En toute amitiés
P
Le résumé d'une vie riche d'amitiés, de travail et de sourires que tu nous donnes.<br /> Quelle mémoire!<br /> Bises M'amzelle Jeanne.
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M
Coucou Pimprenelle... J'ai aimé me souvenir, faire cette rétrospective de ma vie pour ma descendance, afin qu'ils sachent que tout n'est pas toujours rose dans une vie mais que l'on a la possibilité d'apprendre et de changer, de se sortir de certains mauvais pas !<br /> Il fallait le faire alors que je me souviens encore et était capable de le mettre en ligne !<br /> Comment vas tu ?
Z
Une superbe rétrospective de vie Jeanne, merci !<br /> Bises et bon mardi - Zaza
Répondre
M
Merci Zaza d'être venue lire les souvenirs de ma longue vie ! Il est temps de le faire..;<br /> Mes petits...s'ils le veulent sauront qui était leur grand mère.<br /> .Tout n'a pas été dit ! Je garde encore un peu mon jardin secret !!!<br /> Comment vas tu chère amie Zaza.. j'espère que tu souffres moins et est valide. <br /> Moi c'est avec le déambulateur que je vais et viens.. mais ne sort plus !<br /> Les aides ménagères viennent deux fois par jour ! promener le petit chien et enlever ses bêtises !!<br /> Avec toute mon amitié !
C
Merci beaucoup Jeanne, que ce fut agréable de te lire, du début à la fin .<br /> Magnifique partage !!!<br /> Gros bisous♥
Répondre
C
Oui, je vais bien. J'ai seulement 4 X 20 ans tout rond, tu sais. Mon frère, il est décédé en 2016 et il venait tout juste d'avoir 71 ans. De plus, j'ai assisté à sa naissance, à la maison, dans ce temps, bien entendu. J'avais 3 ans 1/2. Il aurait alors 76 ans seulement en fin juin.<br /> Non, je ne connais pas particulièrement Chateaugay, hélas !!! Dommage. <br /> Au plaisir, Jeanne. Je t'envoie aussi toutes mes plus chaleureuses pensées et toute mon amitié♥
M
Tu es fidèle chère Colette.. et lectrice attentionnée, chaleureuse et tes commentaires me sont précieux. <br /> Rétrospective d'une vie active, passionnée dans ce que je faisais, à la recherche constante d'amitiés et de partages.<br /> J'ai souhaité le faire pour mes quatre arrières petits, ainsi ils sauront ce que grand mère aimait, était !<br /> J'ai une amie qui habite Chateaugay.. tu connais ?<br /> Comment vas tu chère amie, je sais que ton bien aimé frère était de mon âge...j'en conclus que tout comme moi, tu ne dois plus avoir 20 ans !<br /> Je t'envoie toutes mes chaleureuses pensées et amitiés... puisque l'on ne se fait plus la bise depuis ce Covid!
J
Chaque vie est un livre, de la première à sa dernière page.... merci Jeanne, amitiés, jill
Répondre
M
Chère Jill.. Comme je suis heureuse de te lire ! Tu es toujours la première.. quelle vivacité..et quelle présence magnifique que tu apportes toujours dans la compagnie Blog !!<br /> Oui, nous avons toutes des histoires de vie intéressante.. qui peuvent faire des livres ! Pour moi,c'est une rétrospective, pendant que je suis encore capable de le faire.. Ainsi mes petits sauront ce que j'ai fait de ces années qui m'ont été données. Avec toute mon amitié.